«Tous les spécialistes le disent: l’arsenal juridique existait au moment des attentats, c’est juste que l’État n’a pas les moyens de l’utiliser. Une loi de plus ne changera rien. En revanche, en l’état actuel du texte, la France peut basculer dans la dictature en une semaine. Ce n’est pas acceptable.»

Frédéric Sicard, bâtonnier de Paris, le 02/03/2016

Source Slate

Comme je vous l’annonçais lors de mon dernier billet, la démission de Mme Taubira présageait certainement que les textes en préparation dépassaient largement son seuil de tolérance.

La semaine dernière, un projet de réforme du Code du travail nous était livré. Si vous suivez régulièrement mes billets, vous savez désormais que ce gouvernement est expert dans l’art de détourner l’attention. Après un débat sur la déchéance de nationalité, il fallait un débat bien plus profond, mobilisant toutes les forces « mortes » (normalement la formule consacrée est « forces vives », mais comment utiliser cette expression pour parler des syndicats – salariés, lycéens ou étudiants – ou autres corporations, journalistes subventionnés etc ?) que peut compter notre belle contrée. Là-dessus, je peux dire que c’est réussi. Dès les premières menaces de grèves générales et de défilés, lettre ouverte de dinosaures que l’on croyait perdus (bonjour Martine), le projet de loi est reporté, la ministre hospitalisée. Mais rassurez-vous, grand soin a été pris de dépenser un peu de votre argent au passage.
Pourquoi toute cette esbroufe, au final ?

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